Quand j’etais étudiant, je voulais une carrière internationale, je n’ai pas été déçu. Les déplacements font partis de mon quotidien, du métier de Field Engineer, chez SLB, entrepreneur ou CTO chez GOWell. Aller a la rencontre de l’autre est une façon de se construire.
Du Canada à Singapour, en passant par la mer du Nord, Sakhaline et l’Afrique : l’historique de mes déplacements depuis 2006, en une carte et quelques chiffres.

Ma carrière a commencé sur le terrain, comme field engineer chez Schlumberger, et elle s’est écrite en escales. Quand j’ai récupéré l’historique de localisation de mon téléphone, j’ai voulu le voir d’un coup d’œil : où ai-je vraiment vécu, par où suis-je passé, et combien de kilomètres tout cela représente-t-il ?
Depuis mai 2012, la Timeline de Google Maps enregistre mes positions : près de 300 000 points. Pour les six années précédentes, il n’y a pas de GPS. J’ai donc reconstitué les trajets à partir de mes souvenirs, en respectant les vraies escales.
2006-2007 Le Canada, de la formation au terrain
Tout commence à Airdrie, le 2 janvier 2006, près de Calgary, pour la formation de field engineer, puis à Grande Prairie, en Alberta. Je travaille dans les champs pétroliers du nord : Fort Nelson, Rainbow Lake et High Level comptent parmi les plus septentrionaux, et la région de Fort McMurray complète le terrain.
Deux à trois fois par an, je rentre à Bordeaux. Le trajet passe toujours par Calgary, Minneapolis ou Detroit, puis par Paris.





2008-2009 Aberdeen et la mer du Nord
Direction l’Écosse. Depuis Aberdeen, je travaille offshore en mer du Nord, à l’ouest des îles Shetland, deux ou trois fois par an pour des rotations de deux semaines. En hélicoptère, très souvent.
Une règle vaut pour toute cette période : on ne passe jamais directement d’une affectation à l’autre. Entre le Canada et Aberdeen, puis entre Aberdeen et la Russie, l’escale est toujours Bordeaux, principalement via Paris.

2010-2012 Sakhaline, au bout de la route
Puis l’Extrême-Orient russe. Pour rentrer en France depuis l’île de Sakhaline, il faut enchaîner trois vols : Incheon, en Corée du Sud, puis Amsterdam, puis Bordeaux, et l’inverse au retour.
Au printemps 2012, un aller-retour depuis Sakhaline vers Moscou puis Usinsk, dans le nord de la Russie. Quelques semaines plus tard, mon téléphone commence à enregistrer.






2012-2016 Les données deviennent réelles, l’Afrique arrive
2012 et 2013 se partagent encore entre Sakhaline et Bordeaux. Puis Luanda, en Angola, devient mon point d’ancrage en 2015 et 2016, avec un séjour à Pointe-Noire, au Congo, en 2016.
Depuis Pointe-Noire, quelques vols régionaux : Addis-Abeba pour rejoindre la Tanzanie, Libreville pour la Côte d’Ivoire, mais aussi le Tchad et le Ghana. L’Afrique du Sud apparaît en 2015, de Johannesburg au Cap.






2017-2019 Houston, Paris, et l’année record
Houston concentre près des trois quarts de mes positions en 2017 et près des deux tiers en 2018. En 2019, c’est Paris qui domine, pour plus de la moitié de l’année.
Le compteur grimpe cette année-là à 254 000 km : mon record, soit 6,3 fois le tour de la Terre en douze mois. Tout en classe « Economy ».



2020-2025 Bordeaux, le centre de gravité
Puis tout ralentit. En 2020, je ne parcours plus que 31 000 km, huit fois moins que l’année précédente. Bordeaux redevient mon point d’ancrage : de 55 à 80 % de mes positions selon les années. Entre 2021 et 2025, je me stabilise entre 22 000 et 56 000 km par an.



2026 Singapour
2026 ouvre un nouveau chapitre : CTO de GOWell depuis janvier, installation à Singapour en août. Au 12 septembre, le compteur de l’année affiche déjà 137 000 km.


Les chiffres
Au total, 1 440 000 km, soit 35,9 fois le tour de la Terre. L’avion représente 70 % de cette distance. La voiture pèse environ 320 000 km, et les déplacements à pied, à vélo, à la course ou à ski dépassent 10 000 km.
Distance par mode de transport
Kilomètres cumulés de 2006 à 2026. Le mode « indéterminé » regroupe les trajets que Google n’a pas su classer.
Kilomètres parcourus par année
Tous modes confondus. 2026 s’arrête au 12 septembre.
Voir les données par année
| Année | Mesuré (km) | Reconstitué (km) | Total (km) |
|---|---|---|---|
| 2006 | 0 | 68 862 | 68 862 |
| 2007 | 0 | 107 183 | 107 183 |
| 2008 | 0 | 19 152 | 19 152 |
| 2009 | 0 | 13 620 | 13 620 |
| 2010 | 0 | 54 928 | 54 928 |
| 2011 | 0 | 73 670 | 73 670 |
| 2012 | 18 321 | 32 095 | 50 416 |
| 2013 | 11 584 | 0 | 11 584 |
| 2014 | 1 407 | 0 | 1 407 |
| 2015 | 37 514 | 0 | 37 514 |
| 2016 | 61 275 | 22 046 | 83 322 |
| 2017 | 80 600 | 0 | 80 600 |
| 2018 | 215 069 | 0 | 215 069 |
| 2019 | 253 689 | 0 | 253 689 |
| 2020 | 31 255 | 0 | 31 255 |
| 2021 | 21 728 | 0 | 21 728 |
| 2022 | 34 109 | 0 | 34 109 |
| 2023 | 55 896 | 0 | 55 896 |
| 2024 | 35 069 | 0 | 35 069 |
| 2025 | 54 147 | 0 | 54 147 |
| 2026 | 136 976 | 0 | 136 976 |