Vingt ans de déplacements, vus d’en haut

Quand j’etais étudiant, je voulais une carrière internationale, je n’ai pas été déçu. Les déplacements font partis de mon quotidien, du métier de Field Engineer, chez SLB, entrepreneur ou CTO chez GOWell. Aller a la rencontre de l’autre est une façon de se construire.

Du Canada à Singapour, en passant par la mer du Nord, Sakhaline et l’Afrique : l’historique de mes déplacements depuis 2006, en une carte et quelques chiffres.

Carte de chaleur des lieux fréquentés (du jaune pâle au brun foncé) et trajets entre eux (lignes bleues), de 2006 à septembre 2026. Les années 2006 à 2012 sont reconstituées à partir de mes souvenirs, les suivantes proviennent de l’historique Google Maps.
1,44 M
de kilomètres parcourus
35,9
fois le tour de la Terre
3,7
fois la distance Terre-Lune
+ 25
pays traversés ou habités

Ma carrière a commencé sur le terrain, comme field engineer chez Schlumberger, et elle s’est écrite en escales. Quand j’ai récupéré l’historique de localisation de mon téléphone, j’ai voulu le voir d’un coup d’œil : où ai-je vraiment vécu, par où suis-je passé, et combien de kilomètres tout cela représente-t-il ?

Depuis mai 2012, la Timeline de Google Maps enregistre mes positions : près de 300 000 points. Pour les six années précédentes, il n’y a pas de GPS. J’ai donc reconstitué les trajets à partir de mes souvenirs, en respectant les vraies escales.

2006-2007 Le Canada, de la formation au terrain

Tout commence à Airdrie, le 2 janvier 2006, près de Calgary, pour la formation de field engineer, puis à Grande Prairie, en Alberta. Je travaille dans les champs pétroliers du nord : Fort Nelson, Rainbow Lake et High Level comptent parmi les plus septentrionaux, et la région de Fort McMurray complète le terrain.

Deux à trois fois par an, je rentre à Bordeaux. Le trajet passe toujours par Calgary, Minneapolis ou Detroit, puis par Paris.

2008-2009 Aberdeen et la mer du Nord

Direction l’Écosse. Depuis Aberdeen, je travaille offshore en mer du Nord, à l’ouest des îles Shetland, deux ou trois fois par an pour des rotations de deux semaines. En hélicoptère, très souvent.

Une règle vaut pour toute cette période : on ne passe jamais directement d’une affectation à l’autre. Entre le Canada et Aberdeen, puis entre Aberdeen et la Russie, l’escale est toujours Bordeaux, principalement via Paris.

2010-2012 Sakhaline, au bout de la route

Puis l’Extrême-Orient russe. Pour rentrer en France depuis l’île de Sakhaline, il faut enchaîner trois vols : Incheon, en Corée du Sud, puis Amsterdam, puis Bordeaux, et l’inverse au retour.

Au printemps 2012, un aller-retour depuis Sakhaline vers Moscou puis Usinsk, dans le nord de la Russie. Quelques semaines plus tard, mon téléphone commence à enregistrer.

2012-2016 Les données deviennent réelles, l’Afrique arrive

2012 et 2013 se partagent encore entre Sakhaline et Bordeaux. Puis Luanda, en Angola, devient mon point d’ancrage en 2015 et 2016, avec un séjour à Pointe-Noire, au Congo, en 2016.

Depuis Pointe-Noire, quelques vols régionaux : Addis-Abeba pour rejoindre la Tanzanie, Libreville pour la Côte d’Ivoire, mais aussi le Tchad et le Ghana. L’Afrique du Sud apparaît en 2015, de Johannesburg au Cap.

2017-2019 Houston, Paris, et l’année record

Houston concentre près des trois quarts de mes positions en 2017 et près des deux tiers en 2018. En 2019, c’est Paris qui domine, pour plus de la moitié de l’année.

Le compteur grimpe cette année-là à 254 000 km : mon record, soit 6,3 fois le tour de la Terre en douze mois. Tout en classe « Economy ».

2020-2025 Bordeaux, le centre de gravité

Puis tout ralentit. En 2020, je ne parcours plus que 31 000 km, huit fois moins que l’année précédente. Bordeaux redevient mon point d’ancrage : de 55 à 80 % de mes positions selon les années. Entre 2021 et 2025, je me stabilise entre 22 000 et 56 000 km par an.

2026 Singapour

2026 ouvre un nouveau chapitre : CTO de GOWell depuis janvier, installation à Singapour en août. Au 12 septembre, le compteur de l’année affiche déjà 137 000 km.

Les chiffres

Au total, 1 440 000 km, soit 35,9 fois le tour de la Terre. L’avion représente 70 % de cette distance. La voiture pèse environ 320 000 km, et les déplacements à pied, à vélo, à la course ou à ski dépassent 10 000 km.

Distance par mode de transport

Kilomètres cumulés de 2006 à 2026. Le mode « indéterminé » regroupe les trajets que Google n’a pas su classer.

Avion
1 006 000 km 70 %
Voiture
320 000 km 22 %
Mode indéterminé
57 000 km 4 %
Train, métro, tram
44 000 km 3 %
À pied, vélo, course, ski
10 000 km 1 %
Bus
3 272 km < 1 %
Bateau
175 km < 1 %

Kilomètres parcourus par année

Tous modes confondus. 2026 s’arrête au 12 septembre.

Kilomètres parcourus par année, de 2006 à 2026Barres annuelles. Record en 2019 avec 253 689 km. Les années 2006 à 2011 sont reconstituées, 2012 à 2026 mesurées par Google Maps.0100 k200 k060708091011121314151617181920212223242526254 000 kmen cours
Mesuré (historique Google Maps)Reconstitué
Voir les données par année
AnnéeMesuré (km)Reconstitué (km)Total (km)
2006068 86268 862
20070107 183107 183
2008019 15219 152
2009013 62013 620
2010054 92854 928
2011073 67073 670
201218 32132 09550 416
201311 584011 584
20141 40701 407
201537 514037 514
201661 27522 04683 322
201780 600080 600
2018215 0690215 069
2019253 6890253 689
202031 255031 255
202121 728021 728
202234 109034 109
202355 896055 896
202435 069035 069
202554 147054 147
2026136 9760136 976